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Paris, le 14 mai 2006
Bonjour à tous !
Après mes études, j’ai commencé à travailler en 1990 dans une usine d’équipements de manutention, comme ingénieur chargé du contrôle des appareils de mesure. Ce n’était pas le boulot idéal pour moi parce je n’avais pas vraiment la fibre technologique : j’aurais préféré faire de la recherche. En plus, mon poste de travail ne laissait pas de place à la création ; si un appareil était en panne, je devais simplement l’envoyer à la réparation.
Heureusement, mon boulot me laissait de nombreuses occasions de me déplacer hors de l’usine, du fait justement des réparations. J’avais même la possibilité de faire discrètement un petit détour par le salon de thé, et j’en profitais… Je me suis mis à le fréquenter assidûment, m’y rendant au moins deux après-midi par semaine. Même en débarquant à l’improviste, j’étais sûr de toujours y trouver quelqu’un. En effet, au salon de thé, il y avait toujours au moins quelques joueurs, des permanents qui vivaient pratiquement là.
C’est à cette époque que je me suis mis à attaquer les loups, en commençant par les plus abordables, ceux dont les dents n’étaient pas trop acérées. J’essayais de m’arranger pour me sous estimer un peu pour augmenter mes chances et limiter mes pertes. N’oublions pas que les parties étaient monnayées ! Mais les loups étant ce qu’ils sont, j’étais souvent dans le négatif… Ce d’autant plus que lorsque je réussissais à battre un joueur, j’allais en chercher un autre plus fort. Avec ce système, personne ne refusait de jouer avec moi, car je restais un bon client, ne cherchant pas à me refaire sur ceux qui m’avaient pris des sous.
De cette façon, j’ai pu progresser, mais cela m’a coûté pas mal d’argent. Néanmoins, je n’ai jamais eu aucun regret, car j’étais très motivé.
En 1993, je suis allé pour la première fois au grand concours amateur de Shanghai pour avoir un classement officiel. Ce concours avait lieu chaque été, au mois d’août. C’était un grand tournoi, le seul tournoi open de Shanghai. Il se déroulait dans une école, sur 4 jours, avec environ 500 joueurs. J’y ai d’ailleurs retrouvé la plupart de mes congénères du salon de thé ! La majorité des participants étaient des adultes, on comptait très peu d’enfants. Des stands improvisés de boissons, pastèques, glaces et cigarettes rapportaient une véritable fortune à leurs tenanciers.
Cette année-là, j’ai obtenu mon diplôme de 3ème Kyu, après avoir gagné 5 parties sur 8. J’ai été un peu déçu par ce résultat, en dessous de ce que j’espérais, peut être à cause de mon manque d’expérience des tournois.
Par la suite, j’ai voulu y retourner. Mais je n’avais pas de congés hormis le dimanche (on travaillait 6 jours par semaine). Comment faire ? Seule solution : se faire porter pâle ! A moins que la température ne monte au-dessus de 35° : dans ce cas, tout le monde en Chine arrête de travailler. Cela arrivait heureusement assez souvent à Shanghai ; en été, il peut facilement faire jusqu’à 39°. Le problème, c’est qu’il est bien sûr impossible de planifier quoi que ce soit à l’avance !
En 1995, les températures estivales m’ont permis de participer une nouvelle fois au concours, et cette fois-ci j’ai obtenu mon diplôme de 1er dan avec 4 parties gagnées sur 8. Mais j’ai encore été déçu, car j’estimais mon niveau à 2ème Dan.
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Note goïstique : la fabrication d'un goban dans une entreprise chinoise (province de Yunnan)
Sur le blog de Chiyodad, vous trouverez un reportage photo sur la fabrication d'un goban en bois de kaya.
Note culturelle : le go en Chine, différents regards
François Petitjean, un des premiers joueurs de go français, ancien président du club de Paris, a eu l'occasion de se rendre en Chine en 1981. Il a dressé un portrait du go chinois dans les années 80 dans la Revue Française de Go.
On y apprend notamment que le go était considéré comme un sport en Chine.
C'est encore vrai aujourd'hui, comme le montre cet article d'un quotidien chinois, traduit en anglais, qui figure dans la rubrique sportive. On y découvre la vie de trois jeunes promesses du go chinois.
Enfin, cet article du Shanghai Star traite d'une école de go ouverte il y a 7 ans à Shanghai.
Note touristique : Madame Tussaud's museum... à Shanghai !
Vous connaissez certainement les statues de cire du musée de Madame Tussaud, à Londres. C'est un des lieux les plus visités dans la capitale anglaise, et devant ce succès, plusieurs établissements du même genre ont ouvert un peu partout dans le monde.
Après Las Vegas, Amsterdam, New York, Hong-Kong, le sixième "Madame Tussaud" a ouvert ses portes fin avril 2006 à ... Shanghai ! Outre les traditionnelles célébrités mondiales (Mickaël Jackson, Bill Gates, David Beckam...), on y trouve bien sûr quelques figures du monde chinois : l'astronaute Yang Liwei, le joueur de basket Yao Ming, l'acteur Jackie Chan... et Nie Weiping que vous pourrez affronter au cours d'une partie de go !
Voir l'article dans le Shanghai Daily
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